Fougilet

 

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Les puits

La plupart des puits existaient depuis bien longtemps, nos aînés les ont toujours connus. Les puits servaient lorsque les citernes et les mares étaient taries. A fougilet2 puitsFougilet, les puits communaux étaient équipés d'une pompe à balancier, qui servait à abreuver les vaches. Chaque cultivateur venait remplir l'abreuvoir pour que chaque troupeau puisse venir boire à tour de rôle. Il ne faut pas oublier qu'autrefois il y avait à Fougilet dans chaque ferme 10 à 15 vaches en moyenne. D'autres puits privés servaient aux besoins en eau pour la vie quotidienne dans chaque maison. Personne n'entretenait un puits, si ce n'était faucher les orties qui entouraient la margel1e et son treuil. Chaque puits avait une trappe de protection pour éviter les noyades et pour protéger la qualité de l'eau. Les puits furent délaissés dès la mise en service des châteaux d'eau (mise en place de l'eau courante dans les années 1950).

 

 

Les mares

Les points d'eau d'un village étaient des mares parfois bien boueuses. Les eaux pluviales s'y déversaient. A Fougilet, il y avait 2 mares où les enfants s'amusaient à pêcher des têtards. Il en reste une, car celle du centre du village a été comblée par la commune. Quand l'été les asséchait et craquait leur épaisse croûte de vase, une méchante odeur de pourriture empestait les abords. Les airs se purifiaient après l'orage ou l'ondée, et les animaux pouvaient y revenir boire.

 

Le lavoir

A Fougilet, comme dans la plupart des villages de campagne d'autrefois, on pratiquait la lessive au lavoir.
Le lavoir public, alimenté en eau par les puits communaux de Fougilet, est équipé de 2 grands bacs en pierre. Les femmes se tenaient debout devant le rebord également en pierre qui leur servait de batte. Elles venaient avec la lessiveuse sur la brouette pour y terminer le lavage et rincer le linge.
C'était un moment de rencontres et entre deux coups de battoir l'occasion de bavarder et de passer en revue des nouvelles du village.

 

La vie quotidienne

Il y avait autrefois à Fougilet, dans la première moitié du siècle, un café, au centre du pays où les jeunes et les moins jeunes se retrouvaient pour « taper» la belote et boire une « chopine» chez Camille.
Il y avait aussi une dizaine de cultivateurs, et Aimé Thivrier, l'artisan apiculteur ambulant (le rogneux d'mouches). Aimé, avec sa remorque, s'en allait avec sa moto « rogner» les abeilles de la region. Les ruches étaient généralement situées dans les fonds des jardins ou dans un petit terrain proche des habitations (dans les aisances). Equipé d'un « camaille », un chapeau bordé d'un voile de tulle noir, et d'un soufflet, il enfumait l'entrée des ruches pour calmer et endormir les abeilles. Ce qui lui permettait ensuite de retirer les cadres remplis de miel. Après les avoir operculés, il les plaçait dans son extracteur d'où sortait le liquide d'or : le miel. Le miel sucrait la compote, le café, les tisanes et les « grogs» d'hiver. Aimé fabriquait également lui-même de belles ruches qu'il vendait. C'était un homme de la nature, très connu dans la région.

Des chemins de randonnées : Fougilet est riche en chemins de randonnées depuis les Roches jusqu'à la limite de Lain (ancienne ligne de chemin de fer) puis une partie de la voie romaine en direction de Sougères. (voir circuit de randonnées de Sougères en Puisaye). Ce sont des circuits de promenades particulièrement agréables.

 

L'école

Fougilet avait son école avec son logement pour l'instituteur, où Mr Honoré, Mr Meunier, Mr Bonabeau et Mme Bréchat se sont succédés comme instituteurs. Depuis la fermeture de l'école, elle continue d'être le bureau de vote à chaque élection et depuis quelques années est devenue une salle des fêtes. Le logement est loué.
En 1980, Mr Belin Milleron, Président à l'époque de la SERP (Société d'Etude et de Recherches culturelles de la Puisaye) y a organisé une exposition sur "les livres scolaires d'hier ".
Je vous invite à lire un article paru dans l'Yonne Républicaine à cette occasion.